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La CITES durcit la suspension de la Guinée : les recommandations qui sauvent le pays sont piétinées au Ministère de l’Environnement

Presseinvestigation.com by Presseinvestigation.com
11 mars 2025
in Pôle Enquête-Environnement
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La CITES durcit la suspension de la Guinée : les recommandations qui sauvent le pays sont piétinées au Ministère de l’Environnement

Le Secrétariat de la Convention sur le Commerce International des Espèces de Faune et de Flore Sauvages Menacées d’Extinction(CITES) a encore haussé le ton contre la Guinée. Cette Organisation internationale a tenu la 78ème session de son Comité permanent en février 2025 à Genève en Suisse qui s’est soldée au maintien et au durcissement de la sanction sur la Guinée. Pour cause, les autorités du pays ne montrent pas encore le sérieux dans l’enquête du récent trafic de bois dans lequel sont impliqués certains cadres au Ministère de l’Environnement et du Développement Durable.

C’est encore un spectacle d’humiliation infligé à la Guinée lors de la 78ème session de la CITES. Alors que nous sommes en pleine régime du Général Mamadi DOUMBOUYA qui a pourtant prouvé sa détermination à éradiquer la corruption dans le système administratif.

Mais le dossier sur le scandale des 422 conteneurs de bois de vène l’échappe d’abord. Par des manœuvres dilatoires des cadres tapis dans l’ombre au Ministère de l’Environnement et du Développement Durable et à la présidence de la République, les courriers sur cette affaire disparaissent dans les circuits ou ils sont falsifiés pour tromper la Ministre de l’Environnement et du Développement Durable Djami DIALLO ainsi que le Chef de l’Etat. Et ce, pour défendre les intérêts personnels au détriment du pays.

La CITES est très mécontente de la Guinée. Les recommandations qu’elle a faites au pays auxquelles la lavée de la suspension est subordonnées sont piétinées par les autorités guinéennes. Pour preuve, il y a 3 décrets et 1 arrêté qui ont été élaborés au cours des ateliers financés par la CITES dans le cadre du projet d’aide au respect des conventions (PARC).Mais, il y a plus d’un an ces documents sont piétinés au Ministère de l’Environnement et du Développement Durable, ils ne sont pas remontés aux autorités hiérarchiques pour signature. L’organisation demande également à la Guinée de lui fournir la preuve de l’existence du compte des 40% des recettes de vente des bois pré-convention. En fin elle attend de la Guinée, le verdict du procès sur le trafic des 422 conteurs de bois.

En guise de moyens de pression, au cours de cette 78ème session, le comité permanent de la CITES a exhorté aux pays membres de l’organisation de continuer de suspendre toutes transactions à des fins commerciales concernant des espèces CITES avec la Guinée jusqu’à ce que les recommandations CITES ci-dessus soient mises en œuvre.

Retour sur les faits

Tout est parti en 2021, quand la CITES a accordé une autorisation exceptionnelle à la Guinée d’exporter un ancien stock de 824 conteneurs de bois de vène. Les deux parties ont conclu que les 40% de la recette issue de la vente de ce stock, seront transférés dans un compte auxiliaire du Ministère de l’Environnement et du Développement Durable destinés à financer les activités de conservation de la Faune et de la flore en Guinée, sous le regard de l’organe de gestion de CITES. Mais jusqu’à ce moment où nous publions cet article, les responsables dudit Département n’ont fourni aucune preuve de l’existence de ce compte où les 40% sont domiciliés.

Plus grave, l’accord d’exportation des 824 conteneurs a été violé par la Guinée à travers certains cadres du Ministère de l’Environnement. Le pays a exporté plus de 1200 conteneurs. Donc plus de 422 conteneurs excédentaires que la CITES a saisis en chine. L’organisation a contraint la Guinée de les retourner au pays. Des sources anonymes indiquent que les opérateurs propriétaires des conteneurs saisis, ont payé tous les droits fiscaux de leurs marchandises et des pots de vin aux cadres du Département de l’Environnement. Mais Il n’existe aussi aucune trace de ces paiements au trésor publique par rapport à ces bois supplémentaires jugés de fraude par la CITES.

Cependant, la violation de l’accord du stock de bois pré-convention a mis la CITES dans tous ses état contre la Guinée. L’organisation a immédiatement suspendu la Guinée. Elle a demandé aux autorités du pays de traquer et traduire à la Justice les auteurs de ce scandale.

Plus loin dans la décision, Mohamed FOFANA, Directeur National de la Faune et Flore et Nana KOULIBALY, en service à la Direction National de la Faune et de Flore. Respectivement responsable de l’organe de gestion de la CITES et Point Focal de la CITES en Guinée ont été destitués de leurs fonctions de représentants locaux par le Secrétariat permanent de cette organisation internationale.

En 2023, l’ex Ministre de la Justice Alphonse Charles WRITG avait fait des injonctions aux fins de poursuites judiciaires contre Karim SAMOURA, Secrétaire Général du Ministère de l’Environnement et du Développement Durable, les fameux Mohamed FOFANA et Nana KOULIBALY, Sidiki KOUROUMA Directeur Général de l’Office Guinéen du Bois (OGUIB) ainsi que d’autres. Leur procès n’avait jamais eu lieu Jusqu’au départ du gouvernement dans lequel Charles était en poste.

En juin 2024, le procureur près la cour de Répression des Infractions Economiques et Financières(CRIEF) Aly TOURE a annoncé le retour des 422 conteneurs de bois en Guinée. Il a également annoncé le déclenchement des poursuites judiciaires contre les cadres du Ministère de l’Environnement sans préciser les noms des présumés coupables. Et depuis cette sortie du procureur, il n’y a pas eu de suite encore.

Et du fait que cela fait plus d’un an la Guinée n’évolue pas dans les enquêtes sur ce trafic de bois. Par conséquent, à cette 78ème session du comité permanent de la CITES, la suspension contre le pays a été renouvelée. Et pour la sortie de la sanction, l’Organisation exige les principales recommandations citées ci-dessus.

Mais, au lieu de faire face à la résolution du problème, c’est la riposte contre les recommandations de la CITES au Département de l’Environnement. Car, les cadres cités dans le scandale des 422 conteneurs de bois, occupent tous des postes de décision qui leur permettent de mettre le pied sur tous les dossiers de l’organisation qui arrivent au Ministère de l’Environnement et du Développement Durable. Avec arrogance ils prétextent que ce n’est pas à une organisation de demander à la Guinée de suspendre ses cadres.

Ils dissimulent les véritables informations ou ils les falsifient pour tromper la jeune Ministre de Djami DIALLO.

Et aujourd’hui, ils sont prêts à tout pour ne pas que le chef de l’Etat fait cette affaire de sa priorité.Alors que c’est une convention dans laquelle la République de Guinée a engagé son honneur. Il revient donc au chef de l’Etat de sauver cet honneur.

A suivre !

Toumany CAMARA

Pour Presseinvestigation.com

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