L’Etat guinéen a tenu,le jeudi 12 mars 2026, une réunion exceptionnelle du conseil supérieur de défense nationale consacrée aux questions stratégiques liées à la Sécurité nationale et à la stabilité du pays.Cette rencontre intervient à la suite d’une tension frontalière entre la Guinée et le Libéria, à quelques semaines après la situation similaire avec la sierra Leone. Mais avec le cas du Liberia, les choses ont failli basculer dans la violence. Ce qui interpelle vivement l’attention des guinéens.
Le Président de la République, Mamadi DOUMBOUYA a présidé cette réunion exceptionnelle du conseil supérieur de défense nationale qui a regroupé entre autres, tous les responsables des services de sécurités et de défense de la République de Guinée, ainsi que le Ministre des affaires étrangères, de l’intégration Africaines et des Guinéens établis à létranger, celui de l’Administration du territoire et de la Descentralisation, le premier Ministre et le président du conseil national de la Transition (CNT).
Aux sortir de cette rencontre, la Direction de de la Communication et de l’information de la Présidence de la République (DCI-PRG) a fait le compte rendu. Selon cette structure :
« cette réunion se tient dans un contexte marqué par la nécessité de renforcer la vigilance et la coordination des institutions en charge de la sécurité. Elle constitue un appel fort à la responsabilité collective, un rappel à la l’engagement patriotique des forces de défense et de sécurité et un signal claire de la volonté du président de la République de placer la sécurité des citoyens au cœur de l’action publique ».
Justement, cette Réunion exceptionnelle du Conseil Supérieur de Défense Nationale, s’est tenue à un moment de l’atmosphère tendue à la frontière guinéo-libérienne, où des images publiées sur Facebook, montrent des jeunes libériens dans un comportement très redoutable, devant les forces de sécurité et de défense de la République de Guinée.
Face à cette situation préoccupante, le peuple de Guinée attend toujours de ses autorités, une décision concrète qui met fin définitivement à ce problème.
Il faut rappeler que depuis son escalade en début de ce mars, ce ne sont que les intervenants sur les réseaux sociaux qui tentent d’expliquer les origines de cette tension. Le Gouvernement guinéen n’a pas officiellement communiqué là-dessus comme cela a été avec le cas de la sierra leone.
Et, de ce qui ressort des témoignages, c’est la Guinée qui a été provoquée dans ses droits. Une société libérienne sans aucune autorisation, est venue extraire du sable dans le fleuve Makona appartenant à la Guinée. Les forces de défense guinéennes ont saisi les matériels de la société libérienne. C’est ainsi la tension est montée d’un cran. Dans plusieurs vidéos sur les réseaux sociaux, on voit des jeunes libériens défiés les forces armées guinéennes qui ont placé le drapeau guinéen à 800 mètre de Makona, qui borne la limite frontalière avec le Liberia. Mais les jeunes libériens très agités ont, aussi tôt ,réagit en plaçant un autre mat à la bordure du fleuve et hissé le drapeau libérien.
A partir de cet incident non négligeable, l’Etat guinéen doit redoubler de vigilance sur la sécurité frontalière avec le Libéria, pour éviter que le pire ne survienne un jour.Ce, même après la mediation des organisations Africaines.
A suivre !
Pôle Actualité de presseinvestigation.com, sous la Direction de Toumany CAMARA




