Alors que le président de la Transition, Général du Corps d’armée, Mamadi DOUMBOUYA, à sa prise du pouvoir le 05 septembre 2021, avait promis de préserver les investissements qu’il a déjà trouvés en place dans le secteur minier guinéen, mais malheureusement, aujourd’hui, au Ministère des Mines et de la Géologie, il y a des actes qui sont posés qui vont dans le sens de déshonorer cet engagement du chef de l’Etat.Ce qui est infligé en ce moment à trois sociétés aurifères en pleine production en région de la Haute Guinée, en est une illustration parfaite.
Depuis le 03 décembre 2023, à travers une correspondance adressée à la Banque Centrale de la République de Guinée (BCRG), sous ordre du Ministre des Mines et de la Géologie, Moussa MAGASSOUBA, la procédure d’exportation d’une importante quantité d’or des sociétés semi-industrielles Guinéa Birmian Gold(GBG),Guinéa Gold Exploration(GGE) et la société industrielle New Japan Mining Company(NJMC), reste bloquée jusqu’à ce moment où nous rendons public cet article.Les quantités d’or concernés sont les suivantes: NJMC 47.000 grammes, GGE 100.000 grammes et GBG 48.000 grammes. Avec un total qui pourrait aller au-delà de plus de 10.000kg d’or. Pour comprendre les motifs, de nombreux cadres du Département des Mines et les observateurs avertis du secteur contactés par un journaliste de presseinvestigation.com, désapprouve cet acte du fameux Ministre MoussaMAGASSOUBA.
Mais Cherchant à se couvrir,le courrier qu’il a fait parvenir à chacune des compagnies en questions, le 02 janvier 2024, évoque un contrôle des pièces auprès desdites sociétés.À savoir :
Copie demande de renouvellement ;
Copie étude de faisabilité ;
Avis favorable commission Nationale des Mines ;
Copie de certificat de conformité environnementale ;
Copie statistique de production depuis le démarrage de production ;
Documents investissement équipement minier et de traitement et de fusion.
Les sociétés n’ont pas tardé à répondre favorablement à ces prétendus courriers de contrôle. Elles ont remonté au Ministère des Mines et de la Géologie,tous les documents sollicités, accompagnés de lettres de transmission en date du 05 janvier 2024.
Malgré que ces sociétés ont demontré qu’elles sont en règle, mais le Ministre des Mines trouve encore d’autre prétexte pour justifier sa décision. Moussa MAGASSOUBA,aurait mis en doute l’authenticité de l’étude de faisabilité de ces trois sociétés, sans baser ses accusations sur aucune preuve. Et, tout l’or de ces sociétés continue d’être inutilement bloqué à la BCRG.
Cela engendre aujourd’hui les conséquences multiples et néfastes.
Des dommages causés par cette décision.
À plusieurs niveaux. D’abord l’Etat va être forcément impacté par le temps que cette affaire va prendre. Cela aura une répercussion sur la collecte des 15% de participation gratuite de l’Etat dans ces sociétés, pendant que le gouvernement se trouve confronter à plusieurs urgences de financement.D’ailleurs les premiers dommages sont immédiatement constatés sur le Cabinet BFG consulting & Services, promoteur des sociétés GBG, GGE et NJMC.A cause de ce problème, il y a 2 mois les salaires des employés du BFG ne sont pas payés. Et tout récemment, les trois sociétés ont lancé l’alerte sur l’arrêt de leurs activités, si toute fois leur production aurifère restera bloquée pour longtemps à la BCRG .Parce que pour que leurs usines tournent, elles ont besoin de réinvestir l’argent obtenu à partir de l’or exporté.
Les regards sont tournés désormais au chef de l’Etat. Va-t-il admettre qu’une telle décision de son Ministre des Mines perturbe l’économie nationale et qui pourra finir par envoyer de milliers de guinéens au chômage ?
La meilleure reponse est que, le Général Mamadi DOUMBOUYA doit éloigner de son entourage, tout cadre qu’il nomme et qui tente de décrédibiliser les engagements initiaux, à l’arrivée au pouvoir du Comité National du Rassemblement et le Développement(CNRD).
A suivre !
Toumany CAMARA, pour Presse investigation

