Après trois ans d’arrêt, les Ministères des Mines, de l’Environnement et de l’Administration du Territoire, se sont mis d’accord pour annoncer la reprise de l’exploitation artisanale de l’or à partir du 15 octobre 2024. Avec cette relance, il est constaté sur le terrain deux formes d’orpaillage : l’exploitation artisanale classique et l’exploitation artisanale mécanisée. Cette dernière forme n’est pas reconnue dans la législation minière en vigueur en République de Guinée.
Le code minier Guinéen stipule que l’exploitation artisanale est toute activité qui se fait par des méthodes et procédés manuels et traditionnels.
En tenant compte de ce cadrage défitionnel des textes de la loi, on comprend que l’exploitation artisanale mécanisée relève d’un pur stratagème des cadres opportunistes de l’administration minière qui veulent se cacher derrière des intérêts en achetant des machines qu’ils vont déployer sur les sites d’orpaillages à travers de tierces personnes.
Encourager cette forme illégale de l’extraction de l’or, c’est enrichir des individus, des lobbys au détriment de l’Etat. L’autre conséquence néfaste qu’elle va engendrer, c’est qu’elle va provoquer l’inexistence de demandeurs des permis d’exploitation semi-industrielle qui rapporte beaucoup à l’Etat en termes de fiscalité et de création d’emplois. Parce que des guinéens sont capables de se procurer des autorisations d’exploitation artisanale mécanisée et les vendre au chinois. Ce qui va permettre à ces derniers d’aller facilement à la production sans beaucoup de contrainte fiscale envers l’Etat.
Cette reprise est lancée avec assez de Zones d’ombre. Les coûts de la notice environnementale et des parcelles, la mise en place des équipes d’encadrement, rien n’a été tiré au clair par les autorités avant l’annonce de cette reprise des activités.
Il est donc urgent de stopper l’instauration de ce désordre dans l’orpaillage, appelée l’exploitation mécanisée. Si les gens veulent aller à l’exploitation mécanisée qu’ils aient demandé le permis industriel. Le code minier en son article 56 offre cette opportunité. A travers cette disposition, les exploitants artisanaux peuvent engager la procédure pour transformer leur autorisation d’exploitation artisanale en permis d’exploitation de mine semi-industrielles, quand ils ont la capacité.
Toumany Camara pour presseinvestigation.com
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