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Guinée : Plus de 400 conteneurs de bois de vène frauduleusement exportés en Chine,à travers la levée partielle de la suspension de CITES sur Conakry

Presseinvestigation.com by Presseinvestigation.com
17 décembre 2023
in Investigation
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C’est un scandale que le Ministère Guinéen de l’Environnement et du Développement Durable gère en sourdine jusqu’au moment où nous publions cet article, ce dimanche 17 décembre 2023.Et c’est une source guinéenne en provenance de la Chine qui en a fait la révélation à un journaliste de presseinvestigation.com, proche du réseau des journalistes Enquêteurs Africains.

Selon les informations balancées par cette source et que les responsables administratifs rencontrés,à la Direction Nationale de la faune et forêts,à l’office guinéen du Bois (OGUIB),au Département de l’Environnement et les proches de la CITES en Guinée,pour des vérifications ,n’ont nullement nié les faits qu’ il y a eu l’exportation frauduleuse par la Guinée vers la Chine, de 400 et quelques conteneurs de bois de vène, une espèce protégée par la CITES (Convention sur le Commerce International des Espèces de Faune et de Flore Sauvages Menacées d’Extinction).

Ces conteneurs de bois mis en cause sont saisis aujourd’hui en Chine. La CITES a pris des sanctions contre ses représentants locaux en Guinée. Elle les soupçonne avoir manqué à leur rôle. Il s’agit du conservateur de la Nature, Colonel Mamady FOFANA Directeur National de la Forêt et la Faune, révoqué de son titre de représentant de CITES en Guinée. C’est son adjoint qui le remplace pour le moment au compte de la CITES. Madame Nana KOULIBALY a été également demie de ses fonctions de point focal de la CITES en Guinée. Et l’organisation n’en compte pas restée là. Elle attend des autorités guinéennes, de situer les responsabilités, et d’engager des poursuites judiciaires contre tous les cadres de l’Administration qui sont impliqués dans cette affaire.

Mais jusqu’à date, aucun acte à la satisfaction de la CITES, n’est perceptible au Ministère Guinéen de l’Environnement et du Développement Durable à l’encontre des coupables.

De l’avis d’un spécialiste de l’environnement, imprégné du fonctionnement de la CITES et qui a préféré gardé l’anonymat, cette situation aggrave aujourd’hui le cas de la Guinée auprès de la CITES. « Le pays est déjà sous suspension de la CITES depuis 2013, ce cas vient l’enfoncé davantage. Par le fait des cardes véreux qui ont profité s’enrichir de la levée partielle que la CITES a accordé à la Guinée pour la transaction d’un ancien stock de bois. Et tant que ces derniers ne seront pas sévèrement sanctionnés, la Guinée ne bénéficiera aucun avantage de la CITES, ne bénéficiera aucun fonds de protection de la faune et la flore. Et cela va infliger des impacts désastreux sur l’écosystème guinéen » soutien-t-il.

Pour lui, la balle se trouve donc desormais dans le camp des responsables du Ministre de l’Environnement. Accepteront-ils de protéger les cadres qui ont décidé de s’enrichir en sacrifiant l’intérêt de la nation ? À moins qu’il ait eu au sein de ce Département, des autorités qui traînent aussi une casserole dans ce dossier, doute-t-il.

Fraudes orchestrées à travers la levée en partie de la suspension

En 2010, la Guinée avait déjà une importante quantité de bois coupés et stocké, avant que le spécimen de ces bois ne soit déclaré dans l’appartenance à des espèces sous contrôle de la CITES, les années qui ont suivi. À partir de 2013, la Guinée est tombée dans la sanction de la CITES, pour le manque de respect de la législation nationale sur la protection de la faune et la flore, pour délivrance illégale des permis et certificats CITES et la violation de la convention et lutte contre la fraude dans le pays. Vu tous ces manquements graves, la CITES a également interdit à la Guinée d’exporter le stock de bois qui a été coupés en 2010 avant la suspension du pays .Le spécimen de ces bois qui est désormais dans l’escarcelle de la protection internationale.

Mais les autorités d’alors au temps du Ministre de l’Environnement Oyé GUILAVOGUI, la Guinée a entamé des démarches auprès de la CITES, pour ne pas que ces bois déjà coupés avant la sanction de la CITES ne pourrissent au sol et le pays courrait le risque de les perdre utilement.

La Guinée a obtenu la classification de ce stock de bois déjà coupé en 2010, dans un cadre spécifique qui a été qualifié de spécimens pré-convention de Pterocarpus erinaceus.Et la CITES a soumis la Guinée a des exigences pour la permettre de l’exporter.

Dans une notification de la CITES datée de 2019, il a été recommandé à la Guinée d’adopter des mesures de sauvegarde adéquates pour atténuer tout risque potentiel associé à l’exportation d’un stock de Pterocarpus erinaceus pré-convention et de mettre en place un système permettant d’identifier les grumes à exporter, entre autres recommandations.

La Guinée pour sa part a adopté des mesures de sauvegarde dans la note de service 200051 qui date du 16 novembre 2020, relative à l’exportation de stock d’anciens bois coupés en 2010 de spécimens pré-convention de Pterocarpus erinaceus.

Dans cette note, la Guinée a pris la garantie de faire l’inventaire du stock regroupé sur deux sites, Manéah et Kountiyah en indiquant le nombre de bois qui peut être exporté ;

à rassurer de procéder à l’embarquement et le scellement de ces bois dans les conteneurs en présence des représentants de l’organe de gestion CITES (Direction Nationale des eaux et forêts), de l’Office Guinéen du bois, des services de douanes, de la Gendarmerie, du Bureau Central National d’Interpol (Guinée Conakry) et de plusieurs observateurs internationaux;

accompagner chaque conteneurs à expédier par un certificat pré-convention délivré par l’organe de gestion CITES de Guinée conformément à la CITES et à la législation Nationale. Les certificats pré-convention comportantt une référence spécifique à l’inventaire du stock de bois pré-convention;

une copie de chaque certificat pré-convention devait être envoyée directement à l’organe de gestion de la partie importatrice et au secrétariat de la CITES avant le départ des conteneurs.

Sous réserve du respect de ces mesures de sauvegarde adoptée par la Guinée,la CITES a levée en partie la suspension en mai 2021, pour permettre le pays de n’exporter que ce stock de bois pré-convention qui a donné dans l’inventaire un volume de 14. 000 m3, le tout chargé et scellé dans environ 824 conteneurs, devant toutes les parties en rapport avec la CITES.

La Chine a bloqué les conteneurs frauduleux et informé la CITES

Au lieu d’exporter que le nombre de conteneurs convenus avec la CITES, la Guinée est allée au-delà. Elle a exporté 1200 et quelques conteneurs de bois . Donc 400 et quelques conteneurs supplémentaires. Et les cargaisons de surplus sont bourrées que de bois de vaine récemment coupés. Pour éviter d’être complice et de subir les sanctions au même titre que la Guinée, la chine a saisi ces conteneurs incriminés et informé la CITES de la situation. La CITES s’est rendue en Chine dans l’immédiat. Après avoir fait le constat sur le scandale, la CITES a sévi contre ses représentants directs en Guinée dont les noms sont cités en début de cet article.

On apprend aux dernières nouvelles qu’elle(CITES) est dans l’optique d’engager des poursuites judiciaire contre tous ceux qui seront retrouvés comme responsables de la violation de l’accord d’exportation du stock de bois pré-convention connu et autorisé à la Guinée en 2021.La CITES attend de l’Etat Guinéen de situer les responsabilités et de prendre des sanctions droconiennes contre tous les coupables de ce trafic de bois,sans quoi la Guinée serait éloigner encore du chemin de sortie de la suspension qui est désormais aggravée par cette histoire.

Alors que la Guinée restait dans la suspension sur plusieurs autres points de la CITES,la tenue de ses engagements sur la transaction de ce stock de bois pré-convention devait être un test à reussir pour faciliter le retour du pays à la normalité auprès de la CITES.

Comment donc,les quatre cents (400) conteneurs de trafic de bois de vène ont pu quitter Conakry pour la Chine ? Quels sont les services de l’Etat qui ont manqué à leur mission dans cette affaire ? Qui sont activement complices ? Les enquêtes de Presseinvestigation.com continuent.

Affaire à suivre !

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