À l’heure où nous publions cet article, l’Agence Nationale d’Aménagement des Infrastructures Minières (ANAIM) a ouvert plusieurs chantiers sur le terrain.La plupart de ces chantiers sont aujourd’hui dans les besoins de financement.Faute d’un important manque à gagner, causé par les sociétés minières qui refusent de s’acquitter de certaines obligations qui permettraient à, l’ANAIM de faire face à ses dépenses d’investissement.
Pour cela, presseinvestigation.com s’est intéressés à l’accord de concession qui lié l’ANAIM à son partenaire historique qui est la Compagnie des Bauxite de Guinée(CBG).Dans ce partenariat ANAIM-CBG, la compagnie minière utilise les infrastructures appartenant à l’ANAIM. Il s’agit de la Cité Ouvrière où sont logés les employés de la GBG, le chemin de fer kamsar-Sangarédi et le port minéralier de kamsar, par lesquels la compagnie évacue sa bauxite. En contrepartie de cette collaboration, l’ANAIM perçoit des recettes.
Pour ce qui est de l’usage de ses voies ferrés et de la cité ouvrière, l’ANAIM reçoit 12 millions de dollars par an. Ce loyer est calculé sur la base des 16 millions de tonnes de bauxite par an, que la CBG exporte. La part de l’ANAIM est de 0,75 dollars par tonne métrique, multipliée par la quantité annuelle de la production du minerai.
À côté de cela, il y a aussi, un autre fonds qui est appelé, fonds du port .ceci est issu des frais d’opérations portuaires. A date, ce fonds s’élève au tour de 250 milliards GNF dont l’argent est versé dans un compte séquestre aux Etats-Unis et géré de commun accord avec la CBG te l’ANAIM.
En fin,en tant que autorité portuaire, l’ANAIM perçoit,les royalties pour la commission portuaire, payés par les navires qui transportent les produits minéraliers aux ports de l’ANAIM à kamsar. Pour cette commission portuaire, la CBG verse par an à l’ANIM 2millions 400 milles dollars. Le montant est calculé à 0,15 dollars par tonne fois les 16 millions de tonnes de bauxite produites par an, par la CBG.
Tout de même, il faut rappeler que la mutualisation du chemin de fer de à Kamsar entre la CBG, GAC et COBAD apporte une légère augmentation sur le loyer payé à l’ANAIM.
Mais il se trouve aujourd’hui que les besoins d’investissements de l’ANAIM grandi d’année en année pendant que ses recettes n’évoluent pas. Ces seuls montants engrangés avec la CBG ne peuvent plus prendre en charge le coût de fonctionnement et les dépenses d’investissement de l’ANAIM.
Il conviendrait tout d’abord de revenir sur le calcul des pourcentages de l’ANAIM auprès de la CBG. Parce que le constat révèle que même si le prix de la bauxite augmente, la part de l’ANAIM reste standard. Ensuite et surtout, taper du poing sur la table devant toutes les sociétés minières qui ne s’acquittent pas de la commission portuaire dans les caisses de l’ANAIM. Parce que, nous apprenons qu’à part la CBG, toutes les autres sociétés transportent à partir de leurs ports minéraliers sur le territoire de la République de Guinée, sans rien payer à l’ANAIM comme commission portuaire. Alors que le président de la Transition Général Mamadi DOUMBOUYA a donné plein pouvoir à l’ANAIM à cet effet, à travers un nouveau statut en date du 13 mai 2022, qui dans son article 9, autorise l’ANAIM d’agir en qualité d’autorité portuaire dans tous les ports du pays, dédiés à l’évacuation des substances minérales.
Sinon si toutes les compagnies minières en production en Guinée rempliront cette obligation vis-à-vis de l’ANAIM, sans doute elle pourra faire face à tous ses besoins financiers du moment.
Par exemple avec les 104 245 630 tonnes de bauxites de production nationale les années précédentes, l’ANAIM Pouvait collecter Plus de 15 millions de dollars de commission portuaire par an. Elle aurait pu financer tranquillement ses chantiers qui souffrent aujourd’hui de difficulté financière.
A suivre !
Toumany CAMARA pour Presseinvestigation.Com

