Selon nos informations, en ce mois de juillet 2024, le préfet de Kouroussa colonel Idrissa CAMARA a comparu au Tribunal de la dite préfecture pour une affaire de machine qu’il a enlevé devant sa Résidence. Il est poursuivi par l’entrepreneur Ibrahima BARRY, le propriétaire de l’engin, pour vol, destruction du bien privé et menace morale. Des accusations presque contredites par les différents rapports d’huissier de justice qui ont travaillé sur ce dossier.Les machines longtemps abandonnées à l’entrée de sa résidence, qui sont devenus lieux de retrouvailles des abeilles et des serpents, pour une mesure de sécurité de ses gardes et de sa famille,le préfet a décidé de commencer de les éloigner de son logement.

Dans une plainte en date du 02 janvier 2024, adressée au Procureur Général près la Cour d’Appel de Kankan, Ibrahima BARRY, le responsable de la société de construction KOULTOUMY CONSTRUCTION (EKC-BTP), poursuit colonel Idrissa CAMARA, préfet de Kouroussa pour vol, destruction du bien privé et menace morale. Le PDG d’EKC-BTP a écrit dans cette plainte que colonel Idrissa CAMARA a vendu les deux machines de l’Entreprise en question. Il s’agit d’un BULDOSER(D7G) CATERPILAR et un CHARGEUR 950, qui aurait été placés à la rentrée de la Résidence du préfet, pour une question de sécurité, a déclaré Monsieur BARRY, dans sa note de poursuite.
Ces machines ont été stationnés chez le préfet, depuis après le contrat de construction de la Résidence préfectorale de Kouroussa que la société EKC-BTP a bénéficié en 2015 dans le cadre la célébration , en Région de Kankan, de la 57ème fête de l’indépendance de la République de Guinée.
Aux dire de Monsieur BARRY dans sa plainte, il a appris avec surprise que colonel Idrissa CAMARA a vendu les deux machines à la casse pour des besoins inavoués. « Ils ont détruit ces deux machines en les dépouillant par pièces en m’adressant des propos menaçant » a mentionné le PDG EKC-BTP.
Le Préfet n’a pas vendu les machines.
Un journaliste de presseinvestigation.com a eu accès aux rapports de deux huissiers de justice qui ont travaillé sur le Dossier. Mais aucun de ces deux rapports n’a évoqué un cas de vol ou de vente des machines concernées. Ni le premier huissier qui a été commis à la tâche par le plaignant Ibrahima BARRY ni le second qui a été contacté par l’accusé le préfet Idrissa CAMARA.
Maître Kémoko CAMARA, huissier de justice du PDG de l’Entreprise EKC-BTP, ce dernier a conclu dans son rapport en date du 03 janvier 2024, l’existence d’une machine de marque Caterpillar sur laquelle les mécaniciens étaient en train de travailler au quartier Douala derrière la justice de Kouroussa .Et une seconde machine garée devant la cour de monsieur poret Mamady CAMARA sis au quartier Rails Koma, commune urbaine de Kouroussa.
L’autre huissier de justice, Maître Fodé KOUYATE contacté par le Préfet, lui aussi est parvenu à la conclusion suivante dans le rapport qu’il a établi à cet effet, le vendredi 14 juin 2024 : toutes les machines sont sur place et de l’ensemble de leurs accessoires, aucune pièce n’a été enlevée encore moins vendue par qui que ce soit.
La présence des abeilles dans les machines confirmée par un témoignage.
Pour savoir si les machines abandonnées devant la Résidence préfectorale de Kouroussa étaient devenues un nid des abeilles, une source basée dans ladite préfecture a confirmé l’information à un journaliste de presseinvestigation.com. Selon cette source, elle-même s’est déplacée en personne pour aller constater les réalités de cette situation.
Les démarches du Préfet avant de toucher une machine.

Dans une interview chez nos confrères de Guinéenews, publiée le 27 juillet 2024, le prefet est revenu sur les démarches qu’il a menées avant de procédé à enlever une seule machine. « Depuis que j’ai déménagé dans la résidence préfectorale avec ma famille, nous sommes confrontés à la menace des abeilles et même les serpents qui se nichent au niveau de ces engins ; deux machines dont un Bulldozer D7G et CATERPILLAR, un chargeur 950 et un Lampadaire. Depuis 2015, ces engins sont abandonnés devant la résidence préfectorale. Le vendredi passé, les abeilles se sont attaquées à mes bétails. C’est pourquoi, j’ai réfléchi et j’ai demandé à ce qu’on retrouve le propriétaire de ces machines. J’ai mis à contribution le Directeur Préfectoral des Travaux Publics, mais en vain. Alors je me suis débrouillé pour faire transporter l’une des machines sur le domaine d’un ami où elle se retrouve sans danger. C’est ce que les gens sont empressés d’aller interpréter à leur façon sur les réseaux sociaux en disant que le prefet est entrain de vendre ces machines aux ferrailleurs et le lampadaire à la société KGM »se justifie colonel Idrissa CAMARA.
Les interrogations qui méritent réponses dans cette affaire?
Dans sa plainte en date du 0 3 janvier 2024 qu’il a adressé au Procureur Général près la Cour d’Appel de Kankan, le PDG de EKC-PTP a indiqué que depuis 2015 tous les préfets qui se sont succédés à la préfecture de Kouroussa ont veillé sur les machines de sa société.
Mais il y a de cela 09 ans ces machines sont laissées dans cette position. S’il est constaté aujourd’hui qu’elles sont devenues, la loge des abeilles et des serpents, le prefet n’est-il pas dans son droit de les déplacées en urgence pour la sécurité de sa famille ? Ou bien doit-il attendre qu’il y ait le pire pour enfin prendre des dispositions très tard ?
Et après les travaux du contrat pour lequel la société EKC-BTP a bénéficié à Kouroussa, le PDG de cette Entreprise ne pouvait-il pas ramener dans sa base vie, ses machines qui sont restées abandonnées devant la résidence du préfet de Kouroussa?
Presseinvestigation.com continue à suivre ce dossier dans tous les détails
Toumany CAMARA
Tél : 623-63- 33- 54

