Selon une source sûre, le procès sur cette compensation payée par Rio-Tinto,s’ouvre ce mardi 10 septembre 2024 à la justice de Kérouané. L’affaire oppose les membres de la collectivité de souloukoudénka, un district relevant de la préfecture en question.
Ce sont principalement le doyen du village, le président du District qui sont poursuivis par certaines familles qui se sentent léser dans la répartition de l’argent que Rio-tinto a versé pour la compensation des dommaines communautaires impactés par le projet d’exploitation de simandou.
La partie plaignante accuse les autorités locales de les avoir alloués des montants insignifiants.
En attendant la décision de justice sur ce dossier, nombreux observateurs estiment que la démarche utilisée par Rio-Tinto pour s’acquitter des compensations, serait à l’origine de ce problème.
À en croire certaines sources officielles, la société aurait exclu dans le processus les responsables des délégations spéciales qui font office des élus locaux en cette période de transition. Rio-Tinto aurait directement géré les indemnités individuelles avec les personnes concernées et les compensations collectives avec les bureaux des districts touchés. Les conseillers communaux n’ont été associés ni de près ni de loin.Ne se reste qu’en guise de témoin. Mais en vain ! Même une simple lettre d’information sur la situation, la société ne les aurait pas adressés.
Par ailleurs, cette affaire relance la question de signature s du Rérenfenciel National des Compensations qui va permettre de recadrer en Guinée,cette étape des investissements miniers.
Bien que dans le code minier en vigueur dans le pays, stipule en son article 106, le paiement des indemnités par les sociétés minières pour préjudice et dommage à l’Etat ou à toute personne touchée par leurs projets.
Mais le texte réglementaire qui définit cette phase ,souffre encore de l’applicabilité, faute du décret présidentiel
A suivre !
Toumany CAMARA pour Presseinvestigation.com
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