Depuis juin 2024, la Cour de Répression des Infractions Economiques et Criminelles(CRIEF) confisque 422 conteneurs de bois de vène. Et dans cette affaire, le procureur spécial de la CRIEF, Aly TOURE n’a encore interpellé, aucun des cadres qui avaient été indexés comme présumés coupables par l’ex Ministre de la Justice Charles WRITH. Le secrétaire Général du Ministère de l’Environnement et du Développement Durable, Karim SAMOURA se trouve parmi les incriminés. Ce dernier est le frère du Haut Commandant de la Gendarmerie Nationale de Guinée, Général Balla SAMOURA. Dans les milieux de la presse, des institutions internationales, du Département de l’Environnement, tout le monde estime que ce lien de parenté est un aspect influenceur qui fait que le procureur ne progresse pas dans ce dossier.
C’est en 2023, ces bois ont été embarqués dans les navires au port de Conakry, capitale de la République de Guinée pour arriver à destination au port de NINGBO en Chine où ils ont fait 4 mois avant de les retourner en Guinée. Par la Pression du Secrétariat de la Convention sur le Commerce International des Espèces de Faune et Flore Sauvages Menacées d’extinction(CITES), une organisation internationale de règlementation transactionnelle et de protection des êtres végétaux et animaux, laquelle plus d’une centaine de pays sont signataires y compris la Guinée et la Chine.
Ces bois sont aujourd’hui au port de Conakry sous gèle de la CRIEF, suite à la plainte de la CITES auprès de l’Etat guinéen, pour exportation « frauduleuse ».
Ces bois en état de Confiscation, les cadres de l’Administration publique, responsables du problème non inquiéter, les opérateurs guinéens propriétaires de ces bois appauvris par la longue détention de leurs marchandises à tel point qu’ils n’arrivent plus à subvenir aux besoins de leurs familles, donnent l’impression d’une CRIEF contre les citoyens en position de faiblesse.
S’il y a fraude dans cette affaire, ce sont les cadres du Ministère de l’Environnement et du Développement Durable qui doivent répondre.Notamment le Secrétaire Général dudit Ministère, Karim SAMOURA ; le Directeur National de la Faune et Flore, Mohamed FOFANA ; l’ Ex point focal de CITES-GUINEE en service à la Direction nationale de Faune et Flore, Nana KOULIBALY ; le Directeur Général de l’Office Guinéen de Bois(OGUIB) , Sidiki KOUROUMA et d’ autres, qui ont été déjà cités dans ce dossier comme présumés coupables par l’ex Ministre de la Justice Alphonse Charles WRITH.
Ce sont ces cadres qui ont piloté la mise en exécution de l’accord exceptionnel d’exportation d’anciens stocks de bois que l’Etat guinéen a obtenu auprès de la CITES en 2021.Ces cadres savaient donc les limites de cet accord.
S’il y a eu fraude, les opérateurs guinéens propriétaires de ces 422 conteneurs de bois saisis par la CRIEF, ne sont responsables de rien. Car, ils n’ont pas été partie prenante de cet accord entre la CITES et le Ministère de l’Environnement.
Cependant ce sont ces autorités du Département de l’Environnement qui les ont demandés de venir prendre part à cette opération d’exportation de bois, sous prétexte que l’Etat Guinéen ne disposait pas toute la quantité accordée par la CITES.
C’est ainsi que ces opérateurs guinéens se sont engagés. Et tout le long de leurs activités étaient supervisées par la Commission Nationale de suivi mis en place pour cela. Avant l’exportation de leurs bois en Chine, ils auraient versé à la Banque Centrale de la République de Guinée(BCRG), dans le compte de l’OGUIB, 5 millions 450 mille franc guinéen par conteneurs. Pour les 422 conteneurs de bois, ces opérateurs ont déposé dans le compte de l’OGUIB, un montant total de 2 milliards 893 millions 350 mille franc guinéen.
En ce qui concerne les frais de transit et la taxe à l’exportation payée à la Douane, la totalité des conteneurs de bois ont coûté à leur propriétaire 5 milliards 908 millions de franc guinéen à raison de 14 millions de franc guinéen par conteneur. Sans parler du versement des commissions parallèles.Et sans tenir compte des dépenses effectuées en termes du prix et les frais de transport de tous ces conteneurs qui avaient été exportés en Chine.
Vu que le Ministère de l’Environnement lui-même qui a impliqué les opérateurs locaux , une commission nationale a été mise en place pour superviser les travaux. Ces operateurs ont payés les taxes à l’OGUIB, les taxes à l’exportation et les frais des documents CITES-Guinée, la justice n’a plus droit de saisir leurs conteneurs de bois. Mais plutôt, ce sont les cadre qui ont orchestré tout cela qui méritent d’être interpellés. Ce sont eux qui doivent répondre de leurs actes devant la CRIEF, devant la CITES et devant l’Etat guinéen. Pas ces pauvres opérateurs.
Donc si la CRIEF doit continuer à saisir les 422 conteneurs de bois, l’Etat doit indemniser les opérateurs guinéens propriétaires de ces bois et les restituer tous les montant qu’ils ont versé dans le compte de l’OGUIB et les taxes à l’exportation.
A défaut de cela, l’Etat doit restituer les bois saisis à leurs propriétaires. S’agissant les cadres couples, la justice doit jouer son rôle : Arrêter, juger et condamner.
Toumany CAMARA pour Presseinvestigation.com


C’est en Guinée on voit ça mais c’est le temps de dieu qui est fort.