Le Ministre des Mines et de la Géologie de la République de Guinée et une importante délégation de son Département doivent participer au sommet Mining Indaba qui se déroule du 3 au 6 février 2025 à Cap Tow en Afrique du Sud. Bouna SYLLA se rend à cette rencontre alors que depuis qu’il a été nommé à la tête du portefeuille des Mines, il n’a signé aucun permis de recherche. Sa présence à ce sommet n’aura pas un avantage pour le pays. Ce sera plutôt, une simple dilapidation de l’argent public dans les frais de mission.
Mining Indaba est l’occasion de réunir la communauté minière pour susciter le changement et stimuler les investissements en Afrique. Mais les bailleurs s’intéressent au secteur minier d’un pays si les autorités de celui-ci signent les documents à cet effet. Maintenant que le Ministre guinéen des Mines et de la Géologie n’a signé aucun permis de recherche depuis sa prise de fonction, que va-t-il chercher dans ce plus grand sommet mondial des miniers ? Le permis de recherche qui constitue l’entrée d’investissement, n’est pas délivré dans le pays, les investisseurs qui prendront part à cet évènement comment prendront-ils de sérieux le Gouvernement guinéen.
Aujourd’hui, la situation du cadastre minier guinéen est très alarmant et fait perde de nombreux avantages à l’Etat. Nombreuses sociétés ont abandonné leurs permis. D’autres sont en attente de renouvèlement. Et un nombre important de demande d’octroi sont sur la table du Ministre Bouna SYLLA .Mais il a encore signé aucun des cas.
Et cette rétention de la signature des permis de recherche, fait non seulement perdre des intérêts économiques à la Guinée, mais aussi pourrait exposer l’Etat à des poursuites judiciaires :
-Avec la signature des permis de permis de recherche, le pays aura des avantages fiscaux, la création de l’emploi et la réalisation des projets communautaires de la part des sociétés minières;
-Mais aussi, avec la non signature du retrait des permis de recherche dont les titulaires ont abandonné ou dont l’Administration minière a retiré pour expiration de délai de démarrage des travaux, ces derniers peuvent aujourd’hui poursuivre l’Etat Guinéen pour l’existence illégal de leurs noms qui se trouvent encore dans le cadastre minier, faute de l’acte de finalisation du Ministre des Mines.
Soyons très vigilants, le projet Simandou ne doit pas nous faire échapper le contrôle des détails importants du secteur minier guinéen!
Toumany CAMARA
pour presseinvestigation.com

